Nouvelle composition de Fred après ses nouveaux repérages.
Que j'ai agrémenté de quelques images.
Première strophe
Dans le creux d'une plaine, une nappe d'eau des pluies récentes couverte de vanneaux qui lui donne une allure de laisse de mer parcourue d'huitriers-pies.
Une forêt rendue vivante par le crissement des feuilles de charmes séchant au soleil, l'eau dévalant un thalweg. Un flanc ensoleillé couvert d'un taillis de bouleaux blancs parsemé de pins sombres, sur un lit de fougères rousses, parsemée de pins sombres qu'un ancien chemin creux descendant un flanc le long d'une ancienne carrière.
Dans une plantation de jeunes chênes, un unique chêne pluricentenaire, trois fois mon embrasure, mort depuis une décennie, au tronc sans écorce, aux branches mortes montant au ciel, feux d'artifice , quelques grosses branches trainent au sol, membrures d'un géant déchu., laissé en place pour que son vieux bois devienne une oasis de vie.
Un chemin qui se noie, à la végétation de joncs, où l'eau froide me baigne les chevilles, aux ornières profondes. Le bruit de l'eau qui s'échappe en bulles du dessus de ma chaussure, dois-je juger sa cyclabilité ou sa navigabilité.
Un second chemin, une autre ornière où les joncs cèdent aux lentilles.
Un troisième caillouteux devenu un temps un ruisseau courant sur les pierres d'une eau claire venant d'une lande couverte de fougères, de canules aux chênes éparses, où règne un hêtre isolé restes d'une ancienne futaie , ce ru quitte plus loin le chemin en descendant un flanc ensoleillé couvert d'un taillis de bouleaux blancs parsemé de pins sombres, sur un lit de fougères rousses, flanc coupé par la ravine d'ancien chemin creux descendant le long d'un ancienne carrière.