Dans le sprint au parc André citroën, vous avez remarqué qu'un Pouletto s'est bien hydraté, dehors, dedans.
Qu'un autre tranaît et peinait pour courir. Oui le gars en-dessous (Merci à RO paris pour les photos)
Et que le troisième mousquetaire, discret comme à son habitude, a fini par avouer qu'il n'avait pas trouvé sur la carte (que vous avez vue dans le récit) l'entrée pour aller au poste 5. Alors qu'a-t-il fait ?? Non !! Si si !!! Et il a été classé. Ooohhhhhhhhhhhhhhhhh ! Mais rassurez-vous il y en a eu d'autres qui ont fait pareil et dans d'autres endroits aussi...
Après l'étape 1 et une longue pause, c'était le retour du Challeng'O Paris ce week-end, avec 2 étapes d'un coup. Récit de Kloug qui était présent à Paris :
Tout d'abord une jolie vue panoramique du parc.
Le parc André Citroën a été construit sur l’emplacement des anciennes usines Citroën, quai de Javel. Allez je ne vais pas me priver de mon petit couplet, histoire de Paris.
Le hameau du XVe siècle était situé au sud de la plaine de Grenelle bordant la Seine à l'ouest de la capitale, et qui avait pris naissance avec un petit port et un garage à bateaux. C'est dans ce quartier, dans une usine de produits chimiques fondée en 1777, qu'un désinfectant à base d'hypochlorite de sodium (connu depuis sous le nom d'eau de Javel) a été étudié par Claude Louis Berthollet puis produit.
Mais l'endroit va à la révolution française faire grand bruit ! L’explosion de la poudrerie de Grenelle est la catastrophe industrielle la plus meurtrière s'étant produite en France. Elle est survenue le 31 août 1794, à Vaugirard dans la plaine de Grenelle, au sud-ouest du mur des Fermiers généraux qui entourait alors Paris. On a pu estimer le nombre de victimes à 1360 (dont moins de la moitié de morts).
Avant son rattachement à la capitale en 1860, le quartier fait partie intégrante de la commune d'Issy (les moulineaux). Par la suite, le quartier poursuivit son développement industriel avec l'installation des industries électriques (Thomson) et automobiles (Citroën) en 1915.
L'usine est d'abord une usine de munition destinée à soutenir l'effort de guerre par la production en grande série d'obus. À la suite de la Grande Guerre, André Citroën utilise son expérience de constructeur automobile acquise à la direction des usines Mors, dont la principale implantation est située au 48 de la rue du Théâtre. Il applique les principes du fordisme découverts à l'occasion d'un voyage à Détroit en 1913 et de la rencontre d'Henry Ford, et reconvertit l'usine de Javel en une usine de production automobile destinée à la production de la première voiture automobile européenne construite en grande série : la Citroën Type A 10 HP. L'usine automobile a fonctionné jusqu'en 1975 et stoppe avec la production de la Citroën DS. Le siège de la marque déménage en 1982 et quitte définitivement son adresse historique du quai de Javel. André Citroën a donné son nom au parc André-Citroën, au collège et au quai André-Citroën, anciennement quai de Javel.
Quelques vues du parc :
Et c’est endroit idéal pour de la course d’orientation avec différents niveaux, de quoi mettre beaucoup de petits pièges dans lesquels beaucoup de concurrents (moi aussi) sont tombés.
Petit scan de la carte : l'attaque du poste 5 est redoutable si vous ne voyiez pas tout de suite comment descendre de niveau !
De très beaux tracés de la part de RO Paris et une organisation impeccable. Bref un moment bien agréable.
Comme il faisait très chaud certains sont passés dans les jets d’eau pour se rafraîchir. Et après le rafraichissement externe, il y a eu le rafraichissement interne.
Trois copsiens donc présents sur l’événement.
Je n’ai pas pu rester longtemps car j’étais attendu à 12 heures.
Autre copsien en course le week-end dernier, Nicolas était quant à lui à Lille pour 2 sprints sur la carte de la Citadelle, forteresse conçue par Vauban. Voici son récit :
Peu intéréssé par les courses au programme en IdF, une semaine après le Jura je reprends le volant pour le Nord cette fois-ci. Seul francilien présent, de nombreux organisateurs attirés par mes couleurs flashy me demandent où se situe le COPS, et c'est aussi l'occasion de se remémorer le week-end du CFC où tous les clubs de France s'étaient donné rendez-vous sur notre co-organisation. J'ai l'impression d'avoir le tapis rouge déroulé sous mes pieds, c'est peut-être aussi le fait d'être le seul licencié FFCO à payer son inscription (car dans cette ligue, les courses sont gratuites pour les licenciés de cette ligue).
Côté compétition, j'ai apprécié cette carte idéale pour du sprint. La configuration de la Citadelle en fait un vrai labyrinthe, merci Mr Vauban. Les fossés et murailles sont omniprésents et imposants, de vrais obstacles obligeant à de longs détours qu'il faut optimiser. La proximité du canal voisin ajoute de la complexité avec les bons choix de ponts à traverser. On se croirait à la Villette à Paris. Dans la partie boisée, traversée par une piste cyclable où les passants se promènent, font du vélos et du running, des petits sentiers quadrillent le secteur au relief très marqué (car faisant partie intégrante de la défense de la Citadelle). Les zones humides sont à cette époque quasi sèches, mais les dépressions sont remplies d'orties hautes.
J'ai adoré les 2 courses aux tracés très différents. Un tracé avec peu de postes fait pour les choix d'itinéraires, et la lecture des defs (interieur/exterieur de la cloture par exemple) utilisant au maximum la configuration de la Citadelle. Et un autre tracé, avec plus de postes, fait pour l'orientation fine, utilisant à fond la zone boisée de la carte.
J'ai fait de nombreuses boulettes sur les 2 cartes, mais la plus belle restera quand même une traversée du canal pour rien, après avoir emprunté un mauvais pont. En sus, petite humiliation quand même à se faire recaler dans la partie boisée.
Ce week-end, Marco et Nathalie ont participé à la départementale du Rocher des Demoiselles, dans la forêt de Fontainebleau. Compte-rendu de Marco :
Encore une parcelle de la forêt de Fontainebleau technique et même très technique. Sur le site des organisateurs, à la suite de la publication des résultats, on pouvait lire : « Course rendue difficile par la végétation luxuriante apparue dans les 15 derniers jours ». Les fougères étaient d'une hauteur variant entre 1 mètre et 1,5 mètre. J’aurai pu titrer l’article : violet, fougères et tiques !!!
Eh oui les sales bestioles adorent se mettre dans les fougères. D’ailleurs à l’issue de la course nous avons entamé un autre match avec Nathalie pour savoir qui avait récolté les plus de ces saletés. Nathalie 4 – Marco 1. Etonnant car j’en attrape rarement. Ce qui prouve qu’il y en avait beaucoup. Le record d’après les organisateurs qui discutaient des poseurs : 19 !
Autre point qui m’a laissé perplexe, la petite phrase du club : Merci aux 224 orienteurs ayant participé à ce qui semble être la dernière organisation du club ! De l’année ou le club met-il la clé sous la porte ? Un club historique avec des orienteurs et oreinteuses de haut niveau régional ?
Visiblement TOUS les circuits ont été très compliqués et pour beaucoup. Il suffit de regarder les temps mis par des spécialistes, même sur du orange ou du jaune.
Ma formation de traceur régional ayant été annulée la veille (le vendredi) pour le lendemain (vous ne pouvez pas savoir comme j’apprécie ce genre de choses !!), pas d’école de CO possible car trop tard pour se retourner avec en plus d’autres choses à faire en ce qui me concerne. Et donc nous n’avions rien de prévu le dimanche. Du coup nous avons décidé d’aller faire cette départementale.
J’avais proposé à Nathalie un violet court, en l’accompagnant en marchant, lui laissant les choix d’itinéraires, ce qu’elle a très bien fait sur la plupart des balises. J’étais là pour quelques corrections, pour lui indiquer les points remarquables sur la carte, ce qui ne m’a pas empêché de faire des erreurs.
Les fougères avaient donc bien poussé rendant la lecture des reliefs très difficile, sans parler de la visibilité certains postes. Nous avons assurés 1, puis 2 en prenant les chemins. La trois assez évidente (il fallait monter les courbes de niveaux dans l’axe de l’avancée) l’était beaucoup moins à proximité. Une souche sous les fougères….
Le poste 4-5 dans les rochers a été long (10 minutes) mais la progression n’était pas évidente. Au poste 7 nous croisons des orienteurs de niveau régional qui pestent en cherchant la balise sur un arbre remarquable. Moins de 5 minutes pour nous.
La balise 9 m’a laissé perplexe malgré un relief très caractéristique. C’est Nathalie qui l’a trouvée ! Bravo
Et une grosse erreur de ma part pour aller au poste 10. Je pars plein nord au lieu d’aller nord-ouest. Le reste s’est fait sans trop de difficulté.
Les résultats : Circuit Violet Court 32/53 Nathalie DANDEL 1:57:52 33/53 Marc AMMERICH 1:57:55
Plutôt content du résultat car nous n’étions pas si loin de gens qui ont couru. En trottinant j’aurai peut-être (soyons prudent) amélioré de 15 minutes notre temps.
Pour le long week-end de Pentecôte, Nico le plus franc-comtois du COPS a participé aux 3 jours organisés par le club de O'Jura. Compte-rendu :
Motivé Impossible pour moi de passer à côté de ce programme alléchant.
D'abord pour des raisons un peu personnelles, vu que j'ai grandi dans la région, à un âge où on aime explorer la nature et s'éloigner toujours plus loin de la maison avec les copains. Donc pour moi, il y aura toujours cet "appel de la forêt" jurassienne, cette attirance pour des paysages et des géologies bien typiques.
Ensuite pour des raisons culturelles, car au niveau gastronomie et visites il y a ce qu'il faut, qu'il fasse chaud ou froid, qu'il y ait grand soleil ou pluie.
Niveau logistique c'était vraiment malin : L'arena était dans l'enceinte d'un village vacances à Lamoura, établissement touristique ouvert qui avait des chambres disponibles et une restauration au point.
Enfin pour des raisons sportives, car les 3 courses étaient proposées au format de moyenne distance, idéal pour mon niveau en orientation et mon genou récalcitrant. Je ne voulais ni sprint ni LD !
Orientation de précision Pas de besoin de compte-rendu poste par poste, ce serait un peu long et ennuyeux. Au final Les 3 cartes étaient vraiment très similaires. Les mêmes caractéristiques et pièges. Par miracle j'ai évité l'orage à quelques minutes prêt chaque jour, donc pas d'excuse côté météo !
La première course est un festival de boulettes et de jardinage. Après 6h de route et sans rigueur dans l'orientation, impossible de tomber pile sur les balises. J'étais + concentré sur les kilomètres avalés par mon genou, à attendre qu'il lâche. Alors que j'étais perdu, je croise une petite de 7/8 ans. Elle me suit du regard mais ne dit rien. En m'éloignant je l'entends sangloter, alors je reviens vers elle pour la rassurer, la faire patienter en attendant que quelqu'un passe pour nous recaler. Après quelques minutes une bonne âme arrive enfin, et alors que j'échange avec elle, voilà t'y pas que la gamine reprend sa course vers je sais pas où... Elle est toujours perdue, mais elle a retrouvé le moral... sacrés gamins !
La deuxième course, c'est la course où l'on se réveille frais le matin, on retient ce qui a marché la veille (pas grand chose en fait : demander de l'aide pour se recaler, le genou qui n'a pas laché) et on se dit "aujourd'hui ça va aller" : et bien non, toujours un festival de boulettes, toujours la même recette : des azimuts au doigt mouillé, des points d'attaque imaginaires, des approches sans point d'arrêt, un rapport terrain/carte pas permanent, l'échelle au 1/7500 toujours pas assimilée après 2 jours, la confiance excessive dans les chemins rares et irréguliers, la sous-utilisation des murs de pierres qui sont des main-courantes typiques des cartes montagneuses et bien mieux cartographiées que les chemins. Le résultat est sans appel, résultat encore moins bon que la première course.
Pour la troisième course, je décide de la faire en marchant si il faut mais je veux enfin prendre du plaisir. De la visite du musée de l'exploration polaire/Paul Emile Victor de la veille, j'en retiens une stratégie pour mon orientation : ne me déplacer que vers un élément proche que je suis sûr de trouver et reconnaitre, ne pas partir pour une longue traversée où le micro relief jurassien va me faire dévier et perturber mon allure. Cette troisième course ressemble enfin à de l'orientation de précision. En trottinant lentement voire en marchant, j'arrive à suivre les courbes de niveau, je longe au maximum les murs, je compte mes doubles pas, je n'emprunte plus abusivement les chemins (par contre je me sers d'intersections ou de coudes comme repères), je passe de clairières en clairières. Je vais très lentement, une jeune élite blessée et sanglotante me précède à chaque balise, mais au final, le classement est un peu meilleur que les jours précédents, et au niveau plaisir c'est une progression énorme !
Bilan Ce que j'ai aimé : - les départs en haut du plateau : on commence pas dans le rouge - les arrivées en bas du plateau : on sort de forêt puis on déroule la foulée sur les denières balises, dans le pré, c'est grisant - les murs de pierre - les poches de neige dans les dépressions à l'ombre - l'échelle au 1/7500 - l'organisation (y compris la rapidité des résultats) - l'animation web (site, facebook, vidéos) - l'absence de franciliens, la délégation suisse : ça fait du bien de se décentrer après le weekend CFC dans les Yvelines
Ce que j'ai pas aimé : - le micro relief - les barbelés